15 janvier 2009

LES SOURCES D'INFORMATION DE BELLIVEAU ET HÉBERT DANS L'AFFAIRE COFFIN









LES SOURCES D'INFORMATION DE BELLIVEAU ET HÉBERT DANS L'AFFAIRE COFFIN (Sources 1)

Au cours des prochaines semaines, je reproduirai le Chapitre 2 intitulé LES CRITIQUES, c’est-à-dire les auteurs Belliveau et Hébert, et l’enquêteur Doyon.

DANS L’ENTRE-TEMPS, POUR UN POINT DE VUE DIFFÉRENT, JE VOUS SUGGÈRE DE JETER UN ŒIL SUR LE BLOGUE DE MONSIEUR LEW STODDARD :
http://www.stoddardsviews.blogspot.com/



RAPPORT DE LA COMMISSION D’ENQUÊTE BROSSARD SUR L’AFFAIRE COFFIN (27 NOVEMBRE 1964) VOL. 3 CHAPITRE 2 (Première partie)
LES CRITIQUES
LEURS SOURCES D’INFORMATION
Monsieur Jacques Hébert ne fut assurément pas l’un de ceux qui participèrent à la préparation et à l’exposé de la preuve relative à l’affaire Coffin; certes, non! En fait, comme nous le verrons à l’instant, ce ne fut qu’après le début de cette enquête et au cours de l’enquête qu’il apprit, pour la première fois, l’étendue et la nature de la preuve soumise au jury de Percé. Mais, parmi ceux qui se sont efforcés de soulever des doutes quant à la culpabilité de Coffin, quant aux agissements de ceux qui participèrent, directement ou indirectement, en quelque qualité, à la préparation et à l’exposé de la preuve, il fut assurément celui qui a logé des accusations graves, formulé des critiques acerbes, mis en doute la conduite honnête du procès et fiat des hypothèses sans fondement avec le plus de passion et d’ampleur. Aussi croyons-nous opportun de faire rapport sur les sources auxquelles monsieur Hébert a pu puiser pour appuyer ses dires.
J’ai eu l’occasion, tout au cous de ce rapport, de souligner, indépendamment des injures inexcusables que le dernier volume de monsieur Hébert contient, les nombreuses inexactitudes et faussetés contenues dans ce deuxième volume; dans la mesure où monsieur Hébert a pu puiser aux mêmes sources que monsieur Belliveau et a pu baser ses dires soit sur ces sources, soit sur le livre même de monsieur Belliveau, je crois indispensable de rappeler ce que monsieur Belliveau nous a déclaré quant à ses propres sources de renseignements.
Je cite les passages suivants du témoignage de monsieur Belliveau :
t. page 690 : « Now, let us say that in preparing the book, I have used three sources : it was almost entirely from my own investigation, my own coverage of the affair from the beginning, taken from the records of the Toronto Daily Star, and fom a newspaper in Altoona, Pennsylvania.”
t. page 705: “I talked to a great many people in Gaspé; I talked to Coffin himself; Il talked tohis counsel, Mr. Gravel, and Mr. Arthur Maloney; I talked to local policemen in Gaspé Village and in Percé; I talked to just anybody who ever had anything to do with he case, in the period of the trial, the summer of the trial; I talked to many local people, whom I no longer can recall.”
t. page 706: “THE COURT:
Q. Haven’t you said Mr. Belliveau, that you were reporting for the Toronto Star, at that time?
A. That’s correct, Sir.
Q. And the Toronto Star reported at length what it had received from you; it covered the case fully, more fully, you said, than any other paper?
A. No Sir, I said that the Altoona paper had covered it more fully.
Q. not the Toronto Star?
A. The Toronto Star covered it spasmodically. There were occasions when they gave it extensive coverage, or occasions when all of my material did not appear.
Q. And whatever coverage the Toronto Star gave I suppose must have been placed in what has been described here, on previous days of this inquiry as “the Toronto Star Library”?
Plus enseignements que lui avait communiqués le reporter-photographe Edwards, et en ce qui a trait aux traitements que Coffin aurait subis, les renseignements lui auraient été fournis, non pas par Coffin lui-même, mais par des tiers dont il ne se souvient pas du nom.
Il nous paraît donc indubitable que, à l’exception des faits que monsieur Belliveau a pu constater personnellement, ses sources de renseignements se sont limitées aux suivantes : les reportages d’autres journalistes, soit dans son propre journal, le Toronto Star, soit dans d’autres journaux, des conversations qu’il a pu avoir avec un grand nombre de personnes, prétend-il, et ses propres reportages; or, quant à ses propres reportages, s’ils n’ont pas de sources plus certaines que celles sur lesquelles il a appuyé son histoire assez fantaisiste de l note mystérieuse et sa description des traitements brutaux subis par Coffin, et si les reportages d’autres journalistes dont il a lui-même tiré la matière de son volume n’étaient eux-mêmes basés que sur du ouï-dire, il n’est pas étonnant que nous ayons pu relever dan le volume de monsieur Belliveau plusieurs erreurs dont je me contenterai de souligner les suivantes :
a) l’affirmation, à la page 6, que les défenseurs de Coffin étaient convaincus de son innocence. Comment pouvaient-ils l’être s’ils jugèrent nécessaire de ne pas le faire entendre de peur qu’il se condamne lui-même en raison des contradictions de ses diverses déclarations ?
b) À la page 11 : la suggestion que les Lindsey étaient intéressés dans la prospection de claims miniers dans la région de la Gaspésie; ceci a été démenti par la preuve.
c) Le faux renseignement quant à l’existence de la prétendue note mystérieuse; nous en avons déjà parlé.
d) Le renseignement relatif aux traitements brutaux dont Coffin aurait été la victime; nous venons d’en parler et nous en avions déjà parlé longuement dans un chapitre distinct.
e) À la page 26 : la référence à la dernière lettre de Coffin adressée aux membres de sa famille; la fausseté de cette affirmation a été établie devant nous.
f) À la page 39 : la déclaration prêtée à M. Ritz quant au montant que M. Lindsey pouvait avoir sur lui; monsieur Robert Ritz nous a déclaré qu’il ignorait quel montant monsieur Lindsey portait sur lui lors de son départ d’Altoona.
g) À la page 71 : une fausse référence à une lettre que Coffin aurait écrite la veille de son exécution; la référence eut dû être au « Last Will and Testament » rédigé par son procureur, Me Gravel.
h) À la page 82 : l’affirmation que Coffin aurait eu à faire face à des obstacles dans sa recherche de claims miniers dans les bois; aucune preuve n’a jamais été soumise à qui que ce soit à ce sujet.
i) À la page 87 : la mention qu’un garagiste de Rivière Madeleine aurait vu une jeep le long de la côte nord; nous savons que ce garagiste, Lorne Patterson, n’avait pas vu de Jeep, mais une station-wagon avec un seul homme dedans.
j) Aux pages 100 et suivantes : les nombreuses erreurs relativement aux jeeps, erreurs que nous avons relevées séparément dans un chapitre spécial.
k) À la page 133 : l’affirmation que Coffin « left some insurance and his mining claims which one day might be worth a fortune »; nous n’avons aucune preuve que Coffin ait laissé de l’assurance et la preuve a établi que les rares concessions minières enregistrées en son nom se sont avérées sans valeur.
Je ne puis m’empêcher de souligner, car cela fait partie des « res gestae » avec quelle habileté monsieur Belliveau fait des allusions oh! Si discrètes et si voilées au difficultés particulières d’administrer la justice dans une région comme la Gaspésie, « Gaspé the inscrutable » (L’impénétrable Gaspésie), où un noyau de descendants de « Loyalists » et de « colonisateurs » venus de la Manche et ne faisant pas toujours l’unanimité entre eux, forme autour de Gaspé une majorité, mais n’est qu’une minorité dans l’ensemble de la péninsule dont la majorité de langue française vit, elle aussi, repliée sur elle même; une région où « the processes of law are conducted by Québec French officers representing the Provincial Police who are concerned with the non-French as well as the French ». Qu’en termes polis, mais subtils ces choses-là sont dites!
Les inexactitudes et les insinuations que j’ai relevées dans le livre de monsieur Belliveau ne sont peut-être pas nombreuses, mais elles sont importantes; comme nous ne croyons pas avoir juridiction pour exprimer une opinion sur la valeur du livre de monsieur Belliveau, nous nous limiterons à ce qui précède, dans la mesure où les mêmes erreurs, inexactitudes ou faussetés ont pu être commises par monsieur Hébert, et, en toute justice pour monsieur Hébert, dans la mesure où il a lui-même puisé soit dans le livre ou les reportages de monsieur Belliveau, soit aux mêmes sources que monsieur Belliveau. (À SUIVRE)

LA SEMAINE PROCHAINE, NOUS VERRONS LES NOMBREUSES INEXACTITUDES QUE LE JUGE BROSSARD A RELEVÉES DANS LES ÉCRITS DE JACQUES HÉBERT.

21 commentaires:

Anonyme a dit...

Me Fortin,
Si je comprends bien, c'est Belliveau qui a parti l'affaire. Hébert l'a ensuite copié.
Gaston Ouellette, Baie-Comeau

Clément Fortin a dit...

Oui, vous avez raison. C'est ce qui ressort du rapport Brossard.

Anonyme a dit...

Me Fortin ,

La disparition des trois chasseurs a dû premièrement faire l'objet d'une couverture médiatique à la radio et dans les journaux américains d'Altoona ,
principale ville près du lieu de résidence des chasseurs, (pour le moment simplement pas encore revenus de leur voyage de chasse).
Mais après qu'on eut retrouvé le pick-up des chasseurs mais pas les chasseurs ,et que le mot d'ordre ait été donné en hauts lieux ( Duplessis) de retrouver ces Américains OPC ( au plus Chr... )la presse québecquoise s'y est intéressé et la presse de Toronto y a dépêché son meilleur reporter,M.Belliveau .
Ce qui l'intéressait lui et son journal dans cet histoire ,déjà politiquement incorrect, c'était le sensationalisme à en retirer, un peu comme la couverture par CNN ,d'un quelconque incident ;ils en font tout un plat ces Amerlos alors il a beurré grassement , il en a mis un tas comme on dit ,mais ce fut beaucoup trop , comme on le prouvera par la suite lors des audiences de la Commission Brossard .

G. Ainsworth a dit...

Mr. Fortin,
I am troubled by the fact that you make statements about the revolver which has obviously been proven to be wrong, now you just move on as if that subject never came up. Why do you not reply and let the people know that your information was not correct.

You always state that it comes directly from this Brossard Commission and in this case if that statement is true then obviously they have it wrong.

Why do you carry on in this fashion. Why should I continue reading your page if that is the way you treat your readers? You have promised people in the past answers on this and that and you have never made yourself accountable and answered them as you promised?

I am sending this statement to Mr. Stoddard's web page as well because I doubt that you will publish it. It would appear from your own page that you and your writer of comments read his page on a regular basis.

G. Ainsworth
Toronto, Ontario

Anonyme a dit...

Mr Fortin
Keep on the good work ,Stoddard is turning crazy with those handguns , pistols , revolvers ,Lugers ,not mentioning
his bayonnets ,you remember ?
No problem for me if Mr Stoddard gets all mixed up with the correct use of a blue bath towel or that of blue toilet paper ;
what he writes anyway is bull...
He can use one or the other .
He also says that what you write comes from a lame brain .
Don't you think he's a great guy?

Anonyme a dit...

Mr Fortin ,

Il serait bon que vous clarifiez
votre assertation au sujet de l'item #28 le révolver , numéro de série 4597 , à l'effet qu'il était bel et bien la propriété de Coffin .Une photo doit bien exister au dossier comme tous les autres items mentionnés dans la liste .On pourra comparer avec celui montré sur le blog de M.Stoddard .
Il y a tout une agitation sur son blog à ce sujet .

Anonyme a dit...

Mr Fortin ,

J'avais raison lorsque je vous ai prédit, une journée à l'avance, que le prochain article de Stoddard serait sur le fameux LUGER de Coffin . Et ce fut bien celà .
Maintenant je vais vous prédire le sujet de son prochain article :
Les nombreux révolvers Smith & Wesson ou Colt
dont il fait mention dans son blogs, retrouvés sur les lieux des meurtres ,
appartenaient à la collection d'armes du jeune Fréderik Claar et aux insaisissables Américains de la Jeep fantôme qui venaient eux aussi de la Pennsylvanie pour les assassiner . Motif ???

Anonyme a dit...

Stoddard est drôle. Moi, en tout cas, il me fait rire avec son papier de toilette.

Anonyme a dit...

Moi, je me demande comment il a pu oublier de parler du revolver que Coffin s'est fabriqué dans une barre de savon pour s'évader de la prison de Québec.

Anonyme a dit...

Le commentaire signé G. Ainsworth est écrit dans un style qui ressemble à s'y méprendre à celui de Lew Stoddard. Il ne manque que le papier de toilette bleu.
Il se décrit d'ailleurs lui même en disant "you have promised people in the past answers on this and that and you have never made yourself accountable and answered them as you promised."
Jean-François Savard-Bédard
Montréal

Anonyme a dit...

Mr Fortin,
Le dernier commentaire (sur le revolver en savon) est tordant. L'enquête de monsieur Stoddard amuse définitivement les gens.
B. Léger

Clément Fortin a dit...

BEAUCOUP DE BRUIT POUR RIEN !
MUCH ADO ABOUT NOTHING !

Dans son témoignage devant le jury de Percé, Earle Richard Tuzzo (l’orthographe de son nom n’est pas constante) ne précise pas de quel genre de revolver il s’agit. (Je vous réfère à la page 48 de mon livre L’affaire Coffin : une supercherie ? Il dit tout simplement en anglais « revolver ». Devant la Commission Brossard, il répète sensiblement la même chose. (Voyez OIR_E131_06_1406 JPG (page 7126)

Cependant, Marion Petrie, la maîtresse de Coffin, mentionne un Luger allemand. Voici un extrait de la déclaration assermentée de Marion Petrie :
« Quelques jours après l’arrivée de mon mari à Montréal, mon frère William m’a dit que Wilbert lui avait donné un revolver allemand Luger et qu’il ne savait pas quoi en faire. Il m’a dit quelques jours plus tard qu’il l’avait vendu, qu’il ne voulait pas le garder. Il ne m’a pas dit à qui il l’avait vendu ni combien d’argent il en a retiré.
(…)
Le revolver allemand Luger qu’on m’a montré ce matin est le même que celui que Wilbert avait et que j’ai vu l’hiver dernier à Gaspé. »

(Signé) Marion Coffin

Témoins : (Signé) J.E. Généreux
Raoul Sirois, capitaine
J.A. Matte
Copie/rl
QUÉBEC
11-9-53
Copie/cl
QUÉBEC
31-8-54



In his testimony before the Percé jury, Earle Richard Tuzzo (the spelling of this name is not constant) does not specify the type of revolver in question. (I refer you to page 48 of my book L’affaire Coffin: une supercherie?)He simply says in English “revolver”. Before the Brossard Commission, he repeats approximately the same thing. (See OIR_E131_06_1406 jpg (at page 7126)

However, Marion Petrie, Coffin’s mistress, refers to a German Luger. Here is an excerpt from Marion Petrie’s sworn statement:

“A couple of days after my husband had been in Montréal, my brother William told me that Wilbert was giving him a German Luger revolver and he did not know what to do with it. He told me a few days later that he had sold it, that he did not want to keep it. He did not mention to whom he had sold it, or what money he got for it. (...)
The German Luger revolver shown to me this morning is the same one that Wilbert had and that I saw last winter in Gaspé.”

(Pages 2 and 3 of Marion Petrie’s sworn statement, dated 6th August 1953, at 6327, de Laroche Street, Montréal, Québec. You may also refer to Annex C of my book L’affaire Coffin: une supercherie? At pages 383 and 384.)

Anonyme a dit...

Tout porte à croire que Coffin cherchait à se débarrasser de son revolver, probablement pour un peu d'argent pour payer son whisky.
Quant au revolver utilisé pour s'évader, il faut dire que ses gardiens se sont fait passer un savon.

Anonyme a dit...

Me Fortin,
L'autre jour, à la télé universitaire, la journaliste et écrivaine Denise Bombardier disait combien le journalismne en 1976 était moins rigoureux qu'il ne l'est aujourd'hui. Elle parlait du silence complice des médias dans l'histoire de l'itinérant renversé par René Lévesque en boisson. L'affaire passa sans aucune conséquence pour Lévesque.
Imaginez maintenant ce que ça pouvait être en 1953 avec Belliveau et même dans les années 60 avec Jacques Hébert. Le journalisme n'était pas une profession très encadrée. Aujourd'hui, leurs patrons ne laisseraient pas Belliveau et Hébert écrire le centième de ce qu'ils écrivirent alors.
Pierre Roberge, Lavaltrie

Anonyme a dit...

Me Fortin ,

Pour en terminer une fois pour toutes et sans équivoque possible , le revolver #serie 4597mentionné sur la liste comme étant l'item 28 est-il oui ou non le pistolet Luger propriété de Wilbert Coffin ?

Anonyme a dit...

Mr Fortin
On Mr Stoddard's blog ,' Taking aim at the thruth ' he Stated
' You will see where some old detective work on our part provides answers '
That dude has no respect at all ,
his answers and the details , he
plagiated them directly on your blog Me Fortin .

Anonyme a dit...

Mr Fortin

We read so many times on Stoddard's blog that he never but never even take a glance at your insignificant blog .
Now , look at what he writes now on his last blog :
From what I read on Mr Fortin's site YESTERDAY regarding this matter.

and also this one :
I took a quick look at that web site THIS MORNING .

Well! Well! Quite a man!

Anonyme a dit...

Mr Fortin

As I can see , not too many of
Stoddard's hillbillies followers
are sending you comments urging you to straighten the records about HIS ( STODDARD )
recent findings on handguns he directly copied and glued on this site .

If the Coffin's scavenger asked you to do so then , do it

Do what the Prophet preached .

Anonyme a dit...

Mr Fortin
May be it known to all Stoddard's
devoted doorknobs that the Prophet is a sinner , he sneaks on this blog not only once in a while but every hour of the day .
So don't be stupid enough to report on Stoddard's blog that you never , let say , some times ,
well , always , sneak on this blog ,you're no sinners , this one speak the truth , ONLY THE TRUTH .

Anonyme a dit...

MR FORTIN

Since Mr Stoddard is using his blog to send you a very cheap message relatively to his translation error and his joke about this subject,can I just tell him that the most severe criticism I would lob on himself is to lie , lie and lie to good people by telling he knows for years the names of the real killers and don't tell.
If I were a member of the Coffin family or even just a friend I would walk to his mountain top and God knows , Stoddard the Prophet would talk and fast.

Clément Fortin a dit...

Cette liste de pièces date de 1953. Vraisemblablement, elle a été utilisée à l’enquête préliminaire. Évidemment, ce n’est pas l’arme du crime. Dans la reconstitution des allées et venues de Coffin, et surtout de l’argent qu’il a dépensé en sortant du bois, ce revolver devenait important pour la Couronne seulement parce que Coffin avait remboursé à Tuzzo ce qu’il lui devait, soit $10.00 et qu’il voulait ravoir son arme. Selon moi, il s’agirait du revolver de Coffin. Dans toute la documentation que j’ai à ma disposition, il n’est pas question d’un autre revolver. À Montréal, le capitaine Alphonse Matte demande à Marion Petrie de lui remettre le revolver de Coffin. Elle lui répond qu’elle l’a remis au détective Normandeau de la sûreté municipale. Elle ne précise pas cette fois qu’il s’agit d’un Luger. Vous avez accès à la documentation disponible et pertinente tout autant que moi. Vous pouvez tirer vos propres conclusions. Il semble que celui qui a dressé cette liste n’ait pas cru utile de mentionner qu’il s’agissait d’un « Luger ».
Pour sa part, Coffin, dans sa déclaration sous serment du 9 octobre 1955 ne parle que d'un revolver:
« 28. Dealing with the evidence of Earl Tuzo. He lent me $10.00 early in May 1953 before I obtained other moneys from a number of other persons for work I had done for them. I left him a revolver as a sort of security. On June 12th having decided to go to Montréal I thought I should redeem the gun not because I needed it but rather because I had learned that Tuzo’s mother was alarmed about having a revolver around the house. This was told to me by a lady named Mrs. Frances Annette. Knowing that I intended to go to Montréal and not expecting to be back for some time I thought I should get the gun.”
J'ai encore plusieurs milliers de pages du rapport de police à lire. Si je trouve d'autres renseignements, je vous les communiquerai volontiers.