
cadeau à vos parents
et amis.
POUR UN POINT DE VUE DIFFÉRENT, JE VOUS SUGGÈRE DE JETER UN ŒIL SUR LE BLOGUE DE MONSIEUR LEW STODDARD :
http://stoddardsviews.blogspot.com/search?updated-min=2008-01-01T00%3A00%3A00-08%3A00&updated-max=2009-01-01T00%3A00%3A00-08%3A00&max-results=18
LA JEEP APERÇUE PAR JOHN HACKETT DANS L’AFFAIRE COFFIN (11)
Voici une autre histoire de jeep. Une autre histoire peu édifiante. Pour en finir avec les jeeps, il nous reste à examiner la jeep Arnold et celle du camp MacCallum.
Voici une autre histoire de jeep. Une autre histoire peu édifiante. Pour en finir avec les jeeps, il nous reste à examiner la jeep Arnold et celle du camp MacCallum.
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RAPPORT DE LA COMMISSION D’ENQUÊTE BROSSARD SUR L’AFFAIRE COFFIN (27 NOVEMBRE 1964) VOL. 1 CHAPITRE 5 (Onzième partie)
LA JEEP DONT LA PRÉSENCE EN GASPÉSIE OU AUX ENVIRONS AURAIT ÉTÉ CONSTATÉE PAR DES TÉMOINS OCULAIRES À L’ÉPOQUE OÙ LES CRIMES FURENT COMMIS
VIII
LA JEEP DE JOHN HACKETT
John Hackett a, le 27 septembre 1955, signé un affidavit en présence de monsieur F.L. Annett. Cet affidavit fut un des documents transmis au ministère de la Justice. Monsieur Hackett y affirme : le 17 juin 1953, dans l’après-midi, entre une heure et trois heures de l’après-midi, il a rencontré une jeep alors qu’il se dirigeait de Sandy Beach à Murdochville; il l’aurait rencontrée entre le Mississippi River et la route 17. Cette jeep, dit l’affidavit, avait un « plywood cab »; il y avait deux jeunes gens dans la jeep.
Questionné au cours de cette enquête, monsieur Hackett a déclaré qu’il avait signé cet affidavit à la demande d’un monsieur Annett qui faisait sa comptabilité et d’une autre personne dont il ne se souvient pas du nom.
Il faut noter que cette déclaration signée devant monsieur Annett et qui paraît, d’après la preuve, avoir été écrite en entier de la main de monsieur Annett commence par les mots : « To whom it may concern », les mêmes mots que l’on trouve au début d’une déclaration obtenue de MacGregor (au sujet de ce qu’il aurait vu à l’arrière du camion de Coffin) au début de septembre.
Monsieur Hackett affirme qu’on ne lui donna pas lecture de sa déclaration après qu’il l’eût faite et avant qu’il l’eût signée.
Voici les parties les plus importantes de sa déclaration à l’enquête :
Il croit maintenant que c’est le 14 juin 1953 qu’il a rencontré cette jeep, un dimanche soir qu’il faisait un tour d’automobile avec ses enfants, près de la rivière Mississippi qui croise la route de Murdochville.
Sa voiture filait à 60 milles à l’heure et la jeep pouvait s’en approcher à 40 milles à l’heure.
C’était une « small jeep with just a place like a little cab in the front; the back was open; I had to slow down, then I met it and there were two men sitting in a yellow jeep”
It was the colour of yellow paint rather than of plywood. The back was empty behind the cab; there were no side panels; there was no box”.
“He thought the occupants might be sportsmen going or coming from fishing.
He spoke to no one about it.
He does not read; he heard about the statement of Coffin but he did not give much thought to it.”
Dans une déclaration datée de Gaspé et obtenue de lui par le sergent Doyon le 9 février 1962, il réitère les affirmations de sa première déclaration et spécifie :
La jeep qu’il a dit avoir rencontrée aurait été jaune avec une licence américaine jaune et noire. (Dans sa première déclaration, il avait parlé des occupants de la jeep comme étant des jeunes gens; il n’en dit rien dans cette deuxième déclaration).
Dans cette déclaration à Doyon de février 1962, il parle d’avoir rencontré Lorne Patterson de Rivière Madeleine qui lui dit avoir vu une autre jeep dont les occupants lui demandèrent si on avait vu la jeep des Lindsey. Patterson lui aurait dit que cette jeep était occupée par deux jeunes gens. (Il s’agit manifestement d’une fausse interprétation de la part de Doyon, si l’on se rappelle les témoignages de Lorne Patterson et de madame Albert Coffin et si l’on tient compte des dénégations de Hackett).
La déclaration remise à Doyon était soit en français, soit en anglais, mais il ne sait pas lire et il l’ignore. Doyon lui aurait dit que cette déclaration ne serait jamais publiée.
Le témoin déclare : « I must have been drunk on the night of the second statement”.
Il affirme n’avoir jamais parlé à Lorne Patterson au sujet d’une jeep.
Ce témoin a aussi signé un second affidavit en date du 14 décembre 1963 produit devant cette Commission.
Dans ce dernier affidavit, il affirme que Lorne Patterson ne lui a jamais rien dit au sujet de cette affaire.
Il ne sait pas pourquoi on lui a demandé de signer son premier affidavit. « They got a lot more than what it should be. I just made a statement that I had met a jeep when I left Montreal, on such a date. I did not hurt anyone, I just made a statement, that’s all I made” ... “They wanted information about a vehicle on the road and I just made a statement like that, that’s all”.
Le témoin affirme que dans les trois occasions, il a parlé d’une “yellow jeep” et d’une boîte vide et d’une jeep non couverte, mais il affirme également qu’il n’avait pas remarqué la licence.
Il me paraît que les informations que ce témoin a pu donner tant à monsieur Annett qu’à monsieur Doyon ont été amplifiées par eux, tout particulièrement, en ce qui a trait à une licence américaine sur cette jeep et ce, pour les besoins de leur cause respective, le premier pour empêcher la pendaison, le second, pour aider monsieur Hébert et, comme nous le verrons, pour exprimer son mécontentement envers ses anciens collègues de la Sûreté provinciale.
C’est devant cette Commission d’enquête que le témoin a pu dire la vérité.
L’obtention de son affidavit du 27 septembre 1955 fut un autre jalon dans la chaîne circonstancielle que, dans l’intérêt de Wilbert Coffin, d’aucuns ont cherché à façonner pour le sauver de la potence.
D’autre part, à l’exception de la « couleur jaune » du véhicule que monsieur Hackett aurait rencontré, la description de ce véhicule ne correspond nullement à celles données par Coffin; c’était un véhicule qui n’était pas fait en contre-plaqué, dont l’arrière était vide et qui n’avait ni côtés ni boîte.
N’étant assurément pas la jeep du docteur Burkett, ne pouvant par ailleurs être reliée à celle qu’aurait vue Coffin par la description qui en a été faite par Hackett lorsque son propre véhicule et cette jeep se rencontrèrent à une vitesse combinée d’environ cent milles à l’heure, et ne pouvant être même acceptée comme jeep américaine, cette jeep n’aurait-elle pas été purement et simplement l’une de ces nombreuses jeeps à licence canadienne conduites par des employés de la mine de Murdochville? Tout semblerait l’indiquer.
À tout événement, les affirmations purement gratuites de monsieur Hébert dans son deuxième volume, à la page 164, qu’il s’agissait de la jeep vue près de dix jours plus tôt à Rivière-du-Loup et un peu plus tard à Rivière Madeleine (une station-wagon) sont nettement et clairement contredites par les descriptions, même sujettes à caution, données par Hackett de la jeep qu’il a rencontrée et par celle qu’ont donnée de la leur le docteur et madame Wilson. Il n’y a pas de preuve que la jeep de Hackett avait des licences américaines; il est en preuve qu’elle n’avait pas de boîte à l’arrière et que ses côtés et l’arrière étaient ouverts. »L’assimiler à celle qu’ont décrite les Wilson n’est que pure hypothèse, qui, devant les tribunaux, ne constitue pas de preuve légale ou probante. La relier à la station-wagon de Lorne Patterson est pure « fantaisie ».
Retenons aussi que ce n’est pas de sa propre initiative que Hackett fit sa première déclaration, mais à la demande d’un monsieur Annett, ami de la famille Coffin, et songeons de nouveau à l’horloger de Voltaire et à ses aides. (À suivre)
LA SEMAINE PROCHAINE, NOUS VERRONS LE CAS DE LA JEEP DES DUMARESQ, PÈRE ET FILS, ET DE M. DUFRESNE
LA JEEP DONT LA PRÉSENCE EN GASPÉSIE OU AUX ENVIRONS AURAIT ÉTÉ CONSTATÉE PAR DES TÉMOINS OCULAIRES À L’ÉPOQUE OÙ LES CRIMES FURENT COMMIS
VIII
LA JEEP DE JOHN HACKETT
John Hackett a, le 27 septembre 1955, signé un affidavit en présence de monsieur F.L. Annett. Cet affidavit fut un des documents transmis au ministère de la Justice. Monsieur Hackett y affirme : le 17 juin 1953, dans l’après-midi, entre une heure et trois heures de l’après-midi, il a rencontré une jeep alors qu’il se dirigeait de Sandy Beach à Murdochville; il l’aurait rencontrée entre le Mississippi River et la route 17. Cette jeep, dit l’affidavit, avait un « plywood cab »; il y avait deux jeunes gens dans la jeep.
Questionné au cours de cette enquête, monsieur Hackett a déclaré qu’il avait signé cet affidavit à la demande d’un monsieur Annett qui faisait sa comptabilité et d’une autre personne dont il ne se souvient pas du nom.
Il faut noter que cette déclaration signée devant monsieur Annett et qui paraît, d’après la preuve, avoir été écrite en entier de la main de monsieur Annett commence par les mots : « To whom it may concern », les mêmes mots que l’on trouve au début d’une déclaration obtenue de MacGregor (au sujet de ce qu’il aurait vu à l’arrière du camion de Coffin) au début de septembre.
Monsieur Hackett affirme qu’on ne lui donna pas lecture de sa déclaration après qu’il l’eût faite et avant qu’il l’eût signée.
Voici les parties les plus importantes de sa déclaration à l’enquête :
Il croit maintenant que c’est le 14 juin 1953 qu’il a rencontré cette jeep, un dimanche soir qu’il faisait un tour d’automobile avec ses enfants, près de la rivière Mississippi qui croise la route de Murdochville.
Sa voiture filait à 60 milles à l’heure et la jeep pouvait s’en approcher à 40 milles à l’heure.
C’était une « small jeep with just a place like a little cab in the front; the back was open; I had to slow down, then I met it and there were two men sitting in a yellow jeep”
It was the colour of yellow paint rather than of plywood. The back was empty behind the cab; there were no side panels; there was no box”.
“He thought the occupants might be sportsmen going or coming from fishing.
He spoke to no one about it.
He does not read; he heard about the statement of Coffin but he did not give much thought to it.”
Dans une déclaration datée de Gaspé et obtenue de lui par le sergent Doyon le 9 février 1962, il réitère les affirmations de sa première déclaration et spécifie :
La jeep qu’il a dit avoir rencontrée aurait été jaune avec une licence américaine jaune et noire. (Dans sa première déclaration, il avait parlé des occupants de la jeep comme étant des jeunes gens; il n’en dit rien dans cette deuxième déclaration).
Dans cette déclaration à Doyon de février 1962, il parle d’avoir rencontré Lorne Patterson de Rivière Madeleine qui lui dit avoir vu une autre jeep dont les occupants lui demandèrent si on avait vu la jeep des Lindsey. Patterson lui aurait dit que cette jeep était occupée par deux jeunes gens. (Il s’agit manifestement d’une fausse interprétation de la part de Doyon, si l’on se rappelle les témoignages de Lorne Patterson et de madame Albert Coffin et si l’on tient compte des dénégations de Hackett).
La déclaration remise à Doyon était soit en français, soit en anglais, mais il ne sait pas lire et il l’ignore. Doyon lui aurait dit que cette déclaration ne serait jamais publiée.
Le témoin déclare : « I must have been drunk on the night of the second statement”.
Il affirme n’avoir jamais parlé à Lorne Patterson au sujet d’une jeep.
Ce témoin a aussi signé un second affidavit en date du 14 décembre 1963 produit devant cette Commission.
Dans ce dernier affidavit, il affirme que Lorne Patterson ne lui a jamais rien dit au sujet de cette affaire.
Il ne sait pas pourquoi on lui a demandé de signer son premier affidavit. « They got a lot more than what it should be. I just made a statement that I had met a jeep when I left Montreal, on such a date. I did not hurt anyone, I just made a statement, that’s all I made” ... “They wanted information about a vehicle on the road and I just made a statement like that, that’s all”.
Le témoin affirme que dans les trois occasions, il a parlé d’une “yellow jeep” et d’une boîte vide et d’une jeep non couverte, mais il affirme également qu’il n’avait pas remarqué la licence.
Il me paraît que les informations que ce témoin a pu donner tant à monsieur Annett qu’à monsieur Doyon ont été amplifiées par eux, tout particulièrement, en ce qui a trait à une licence américaine sur cette jeep et ce, pour les besoins de leur cause respective, le premier pour empêcher la pendaison, le second, pour aider monsieur Hébert et, comme nous le verrons, pour exprimer son mécontentement envers ses anciens collègues de la Sûreté provinciale.
C’est devant cette Commission d’enquête que le témoin a pu dire la vérité.
L’obtention de son affidavit du 27 septembre 1955 fut un autre jalon dans la chaîne circonstancielle que, dans l’intérêt de Wilbert Coffin, d’aucuns ont cherché à façonner pour le sauver de la potence.
D’autre part, à l’exception de la « couleur jaune » du véhicule que monsieur Hackett aurait rencontré, la description de ce véhicule ne correspond nullement à celles données par Coffin; c’était un véhicule qui n’était pas fait en contre-plaqué, dont l’arrière était vide et qui n’avait ni côtés ni boîte.
N’étant assurément pas la jeep du docteur Burkett, ne pouvant par ailleurs être reliée à celle qu’aurait vue Coffin par la description qui en a été faite par Hackett lorsque son propre véhicule et cette jeep se rencontrèrent à une vitesse combinée d’environ cent milles à l’heure, et ne pouvant être même acceptée comme jeep américaine, cette jeep n’aurait-elle pas été purement et simplement l’une de ces nombreuses jeeps à licence canadienne conduites par des employés de la mine de Murdochville? Tout semblerait l’indiquer.
À tout événement, les affirmations purement gratuites de monsieur Hébert dans son deuxième volume, à la page 164, qu’il s’agissait de la jeep vue près de dix jours plus tôt à Rivière-du-Loup et un peu plus tard à Rivière Madeleine (une station-wagon) sont nettement et clairement contredites par les descriptions, même sujettes à caution, données par Hackett de la jeep qu’il a rencontrée et par celle qu’ont donnée de la leur le docteur et madame Wilson. Il n’y a pas de preuve que la jeep de Hackett avait des licences américaines; il est en preuve qu’elle n’avait pas de boîte à l’arrière et que ses côtés et l’arrière étaient ouverts. »L’assimiler à celle qu’ont décrite les Wilson n’est que pure hypothèse, qui, devant les tribunaux, ne constitue pas de preuve légale ou probante. La relier à la station-wagon de Lorne Patterson est pure « fantaisie ».
Retenons aussi que ce n’est pas de sa propre initiative que Hackett fit sa première déclaration, mais à la demande d’un monsieur Annett, ami de la famille Coffin, et songeons de nouveau à l’horloger de Voltaire et à ses aides. (À suivre)
LA SEMAINE PROCHAINE, NOUS VERRONS LE CAS DE LA JEEP DES DUMARESQ, PÈRE ET FILS, ET DE M. DUFRESNE






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